Le bilan de la commune de Genappe en 12 points

1. Les activités économiques et les finances communales

Depuis la fermeture de Sucrerie (2004), aucun projet d’activité économique n’a été initié par la Commune. Notre commune n’a pas de projet de développement économique. Personne, dans la majorité, n’assume ce dossier. Que fait-on de l’énorme potentiel de Genappe 4e plus vaste commune agricole en Wallonie. Alors qu’hier il restait 100 exploitations agricoles, on risque d'atteindre bientôt 80 et on nous disait que tout allait bien, mais notre agriculture locale passe la main à des multinationales agricoles, c’est inquiétant. Où peut-on accueillir PMEs et artisans ? Que pouvons-nous proposer aux entreprises pour s'installer chez nous ? Sommes-nous tous condamnés à être des navetteurs vers Bruxelles ou à rester demandeurs d'emploi (750 sur la commune) ?

Les finances communales doivent être adaptées aux exigences du modèle de gestion de la Région wallonne. Le budget annuel de la commune représente quelque 25 millions (ordinaire et extraordinaire ; gestion quotidienne et investissements). C’est bien plus que la moyenne des PME de notre région. Elles, pourtant, font appel à un auditeur/réviseur pour améliorer leur gestion. Vu les nombreuses alertes (de la majorité) dans le budget 2015 l’audit des comptes par un organisme indépendant est aujourd’hui indispensable (il est même possible que ce soit réalisé gratuitement ). Le refus du Collège communal de soumettre les finances communales à un audit est un signal très inquiétant. La commune a-t-elle la volonté de passer d'une gestion en bon père de famille à une véritable gestion proactive : pour pérenniser le bien-être des habitants (par exemple la propreté et la sécurité de nos espaces publics), pour initier des projets économiques créateurs d'emplois durables localement, et pour maîtriser l'augmentation des coûts énergétiques et la diminution des recettes et subsides ?

Very-Basic-Speech-Bubble-icon.png

Comme expert et consultant en matières énergétiques, je suis confronté tous les jours aux questions de prix pour les consommateurs, aux choix difficiles des sources d'approvisionnement et à l’importance de planifier des projets industriels tant sur base des enjeux urbanistiques que financiers. C'est un chantier que la Commune doit ouvrir. Je suis prêt à mettre toutes mes compétences pour y aider dans l'intérêt des concitoyens.


2. L’urbanisation. 15.000 ou 20.000 habitants en 2025 ?

Sans refaire l'histoire de l'entité ni la politique de la Région wallonne, on voit bien le bon sens et le bien-fondé de la densification du centre-ville plutôt que d'éparpiller l'habitat. On ne va pas non plus raser pour reconstruire. Il faut donc réfléchir ensemble aux meilleurs aménagements pour garder agréable notre cadre de vie et l’améliorer là où c’est nécessaire.

Le Schéma de structure débuté en 1997 n’est toujours pas terminé (pour des divergences de vues dit-on dans le dossier). Or, c’est lui qui doit servir de référence à un plan de mobilité, à un plan de rénovation urbaine, à l’urbanisation de demain. Dans la commune, on fait tout à l’envers et ce schéma de structure est mis au frigo depuis presque 20 ans pour laisser au collège une capacité d’arbitrage maximum qui entraine régulièrement des dérives.

Le projet immobilier de l’ancienne sucrerie, 800 logements, pourrait considérablement modifier la structure de la petite ville de Genappe. Le dossier est aujourd’hui très contesté, car mené sans transparence vis-à-vis des riverains, en privilégiant une spéculation immobilière au détriment d’un aménagement concerté dans l’intérêt général et le respect des propriétaires.

L'argument d'une pénurie de logements à Genappe qui imposerait de créer de nouveaux quartiers est une vaste fumisterie. Car sur l’ensemble de la commune avec les réserves foncières nous avons de quoi passer de 15.000 à 20.000 habitants d’où l’intérêt de planifier en toute transparence.

Et que voit-on à Genappe ?  Son manque de places en crèche (avant-dernière de la liste en Brabant wallon), ses logements publics limités, son absence de salle de spectacle équipée, son refus d'une maison des jeunes, sa faiblesse en transports en commun, un soutien réduit aux associations...

Notre commune est un grand dortoir, qui ne produit plus de richesses. Comme l’annonce le budget 2015 de la majorité MR, cela conduira inévitablement à augmenter les impôts pour les habitants, faute de recettes suffisantes (ce qui est confirmé dans le rapport du directeur financier de décembre 2014).

Very-Basic-Speech-Bubble-icon.png

Je me suis engagé personnellement auprès des Comités de quartier pour aider à analyser les documents, à proposer des pistes alternatives, à établir les contacts nécessaires avec les promoteurs et les autorités. Je suis à votre disposition. Et si nécessaires j’ose m’opposer à un projet qui ne défend pas l’intérêt général.


3. La rénovation du centre de Genappe : urgente !

Bien que sa rénovation soit entamée depuis le siècle dernier, le centre-ville de Genappe est aujourd’hui en très mauvais état. Le manque d’initiative publique en est la cause. Tous les projets sont laissés à l’initiative des acteurs privés, ce qui ne permet pas d’atteindre une cohérence. Il n’est pas normal de laisser notre ville aux mains des promoteurs qui recherchent des bénéfices financiers à court terme.

Very-Basic-Speech-Bubble-icon.png

Est-il normal que la commission qui avait en charge la « rénovation urbaine » (plan de subsides wallons) ne fonctionne pas depuis 4 années et qu’au moment de sa réélection en novembre 2014, deux promoteurs immobiliers en fassent partie ? Ce n’est pas ma conception de l’intérêt général.

Avec les propriétaires, les riverains et les Comités de quartiers, je suis prêt à envisager de véritables partenariats avec les promoteurs privés, sur base d’une ligne de conduite qui permettrait à notre commune de retrouver un dynamisme et à ses habitants d'augmenter le confort et la fierté d’y habiter.


4. La mobilité à travers nos villages et le centre

Plus de 30 % de la population est considérée « à mobilité réduite » (accident, handicap, naissance-poussette, chaise roulante, etc.) et son vieillissement fait que certains d’entre nous dépendent de plus en plus de la solidarité pour se déplacer. La mobilité, c’est plus de 50 % de la facture d’énergie de la population, une question  majeure pour réduire le coût des transports de marchandises, réduire les accidents et les infractions, améliorer la qualité de l’air et réduire le bruit dans nos campagnes et même créer de l’emploi… Une politique de mobilité est nécessaire et l'inaction  intolérable.

Le plan communal de mobilité doit se réaliser après le schéma de structure, l’inverse est un non-sens. Le plan, qui est passé à l’enquête publique, sans concertation avec les communes limitrophes (comme s’il y avait un mur à la limite de la commune), et sans publicité auprès des habitants, démontre la vision étriquée du Collège communal. La commission d’aménagement du territoire (CCATM) de la commune arrive aux mêmes conclusions que moi, même si elle ne souhaite pas entrer dans un débat politique.

Very-Basic-Speech-Bubble-icon.png

J’ai demandé l’annulation de l’enquête publique du plan de mobilité en soulevant une erreur de procédure, sans remettre en question la qualité du travail du bureau d’étude. Si la plainte aboutit, la procédure devra être recommencée, cette fois nous l’espérons, avec une meilleure information de la population et l’implication des commissions en charge (CCATM, mobilité, sentier, etc.)


5. Produire de l’énergie chez nous, ce n'est pas de l'utopie

Contrairement à d'autres communes, Genappe a la chance avec ses larges plaines agricoles de pouvoir produire de l’énergie sur un territoire gigantesque et traversé par la Dyle : des énergies renouvelables comme le gaz à partir des déchets agricoles, des dérivés du bois, des éoliennes qui respectent des critères acceptables (sachez que 2 projets sont pour le moment à l’étude par des promoteurs),... et des matériaux qui économisent de l’énergie à partir de notre agriculture (pour isoler les toitures, les murs, etc.). Ce ne sont que quelques exemples.

Very-Basic-Speech-Bubble-icon.png

Je travaille depuis de nombreuses années au sein de sociétés actives dans la production et la vente d'énergie verte. A défaut d'initiative communale, je rencontre des opérateurs en vue d'entreprendre des projets concrets. Comme je l’ai fait entre 2006 et 2012 avec l’association énergies-dyle.


6. La sécurité & la cohésion sociale, une question de culture

Pour sa police, Genappe est à l'ombre de Nivelles au sein de la Zone de police. Nous savons bien que la répression des infractions doit s'appuyer d’abord sur une politique de prévention forte et que la meilleure prévention passe par la cohésion sociale. Plus la commune sera solidaire, meilleure sera l'éducation, plus la culture, le sport et les loisirs seront accessibles, moins il y aura de problèmes de voisinage et d'incivilités.

Quelle information est pratiquée par la Commune ?  Savez-vous que le Journal de Genappe - bulletin communal géré exclusivement par le Bourgmestre et son Cabinet - pratique la censure ? que tout article jugé dérangeant n’est pas publié, que tout événement qui n’arrange pas les autorités communales n’est pas mentionné dans l’agenda ?  L'éducation permanente, l'un des baromètres de la démocratie, n'existe quasiment plus à Genappe. Tous signes évidents d'un pouvoir autoritaire qui confisque le débat public et refuse la confrontation des idées. C’est bien dommage pour les démocrates qui souhaitent vivre ensemble, tous ensembles qu’importe la couleur de peau ou le choix politique ou la carte de banque.

Very-Basic-Speech-Bubble-icon.png

Comme ancien président du Centre culturel, comme tous les passionnés d'une culture ancrée dans les réalités sociales, nous allons devoir faire le choix : 

  • soit développer un Centre culturel pluraliste et dynamique en synergie avec les communes avoisinantes (Villers, Court Saint Etienne) en obtenant de la commune un doublement des subventions,
  • soit de se faire manger par Nivelles (comme pour la zone de police), 
  • soit disparaître, option longtemps souhaitée par la majorité en place. 

Je lance en tout cas le débat.


7. L’éducation, la formation et l'insertion socioprofessionnelle

La gratuité de l’enseignement n’est plus une réalité; de grandes disparités existent entre les enfants. Nous devrions pouvoir remédier à cette situation en dégageant des moyens collectifs pour donner les mêmes chances à tous nos enfants.  L'outil qui permet à la communauté éducative de faire le point sur les réalités, de donner les impulsions, existe : c'est le Comité de participation. Encore faut-il que les Comités de Genappe se réunissent pour autre chose qu'approuver un rapport annuel remis en séance...

Le tissu scolaire de la commune est raisonnablement bien développé. A nous de développer d'autres initiatives éducatives : école pilote, formation professionnelle et/ou centre de recherche.

Very-Basic-Speech-Bubble-icon.png

Avec la Maison de l'emploi, les opérateurs de formation professionnelle et d'insertion socioprofessionnelle, nous pouvons renforcer les filières locales créatrices d’emplois (énergies alimentation, construction…) qui aident directement les chercheurs d'emploi de Genappe .


8. Des logements pour tous, enfants, grands-parents et vous ?

Vu les prix des loyers et des achats immobiliers, les jeunes ont des difficultés pour s’installer dans la commune et nos ainés ne trouvent pas de quoi se reloger, alors qu’ils cherchent des habitations plus adaptées à leur mode de vie lorsque les enfants ont quitté la maison. Les besoins changent, une politique volontariste de logement est nécessaire pour permettre une mixité sociale, sans quoi l’exode que nous constatons depuis quelques années va accentuer le caractère commune-dortoir de Genappe.

Very-Basic-Speech-Bubble-icon.png

Je milite pour que les permis de bâtir ne soient accordés aux promoteurs que si leur projet de constructions de lotissements ou d'immeubles à appartements comporte, au minimum, 20% de logements publics, pour rattraper le retard de Genappe (moins de 4% de logements publics). C’est le cas sur le site de la sucrerie qui est un terrain public à ce titre le projet devrait être exemplaire.


9. Le tourisme à la croisée des chemins

Des centaines de milliers de touristes au Lion de Waterloo (plus de 300.000)… et Genappe ne bénéficie pas de cette manne de visiteurs que l'on n'attire pas vers notre commune au-delà du Musée du Caillou (dernier quartier général de Napoléon).

Notre commune regorge d’histoire et de patrimoine intéressants. La nouvelle réserve naturelle proche du centre-ville sera une opportunité, avec le Ravel à proximité…

La venue de touristes est une manière de faire vivre notre économie locale. 

Mais il faudrait une volonté politique pour développer cette idée, et le tourisme, tout comme la culture à l’échelle locale manque de vision et de moyens.

Very-Basic-Speech-Bubble-icon.png

Je m’implique dans le dossier de la sucrerie et de la réserve naturelle, non seulement pour protéger les espaces verts et les paysages, mais aussi pour ces buts touristiques et éducatifs, En veillant à une intégration harmonieuse des 800 logements, des activités artisanales et des commerces qui devraient s’y développer.


10. Cultiver la solidarité

J’ai commencé à travailler dès 18 ans et je suis aujourd’hui actif dans secteur des énergies renouvelables, où j’assume la fonction Président du conseil de surveillance dans une entreprise d’économie sociale. Très impliqué dans la fédération de l’environnement en Wallonie (mandat bénévole d’administrateur et trésorier ) je m’intéresse à tous les enjeux environnementaux.

Mais je constate chaque jour que les questions sociales sont, plus que jamais, des priorités absolues. Certains doivent recevoir plus d’aide, pour cause de maladie, ou d’accident, par manque de chance au hasard de nos routes. A l’échelle de notre commune, cette solidarité peut s’exprimer déjà entre voisins. Nous qui vivons dans une commune « riche » nous devons montrer l’exemple.

Very-Basic-Speech-Bubble-icon.png

Les Comités de quartiers, les Fêtes des voisins, les kermesses de quartier, sont devenus, pour moi, les premiers endroits de la démocratie où les gens peuvent se rencontrer et se parler. Je soutiens ces initiatives tant que possible. De nombreuses associations dans la commune y contribuent de manière incroyable, je les en félicite


11. Expliquer tant et plus la Commune

L'argent public doit aider le fonctionnement des associations et soutenir leurs activités, mais il n’est pas normal de servir certaines associations avant d’autres sans critères objectifs. Le copinage ne devrait pas être la règle, pourtant on observe un traitement inégal des dossiers dans l’attribution des subsides, l’urbanisme, l’attribution des marchés publics, etc. En plus la technicité de plus en plus élevée de la gestion communale la rend de plus en plus éloignée des citoyens.

Le Collège communal a une vision très réductrice de l'information publique, de la transparence, voir de la concertation en s'en tenant au strict minimum (souvenez-vous de la la censure dans le journal), alors qu’il faudrait être beaucoup plus à l’écoute des citoyens et oser la participation régulière des citoyens dans le processus décisionnel.

Very-Basic-Speech-Bubble-icon.png

Je me suis engagé à vous informer et à organiser le débat public, avec ou sans l'aide de la Commune. Ilot Jean Mintens, Projet de la sucrerie, plan communal de mobilité, Gendarmerie, projet éolien sur la commune, porcherie industrielle… et de nombreux projets dans vos quartiers dont je me suis fait le relais alors que l’information ne circulait pas.


12. Le bien commun, la chose publique

La gestion de notre commune est en mode minimum depuis quelques années. En n’anticipant pas les difficultés et les évolutions, elle créera des inégalités de plus ne plus criantes. Nous avons l’occasion de changer de cap; alors, osons mettre en chantier des projets qui rendent notre commune plus autonome. Seul un plan stratégique qui nous projette dans le temps nous permettra d’établir ensemble une feuille de route efficace.

Very-Basic-Speech-Bubble-icon.png

Ma ligne de conduite ? l’intérêt général. 


Conclusions

Merci à celles et ceux qui auront lu ma contribution à la vie locale jusqu'au bout. Il s'y trouve certainement bien un point qui vous interpelle ou vous tient à coeur. Des avancées sont possibles sur toutes ces thématiques, mais c’est un travail quotidien de mobilisation et de sensibilisation. Dernièrement, nous avons obtenu que la commune s’inquiète des négociations sur les accords transatlantiques, même si cette thématique semble très loin de nos préoccupations, nous qui vivons dans un monde globalisé devons reprendre confiance dans le potentiel humain du local. C’est en encrant nos forces sur le territoire où nous vivons que nous ferons évoluer les choses tous ensemble.

Merci à toutes ces personnes qui me témoignent régulièrement leur adhésion et me sollicitent comme porte-parole d’une minorité silencieuse à Genappe.

Very-Basic-Speech-Bubble-icon.png

Le bien commun, l’injustice, la chose publique et l’intérêt général me mobilisent depuis toujours. 

Je suis disposé de discuter de tout ceci avec vous, quand vous voulez.